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Aidants : qui prend soin de vous ?

Couple & famille · 9 octobre 2026 · 3 min de lecture

Deux mains jeunes tenant doucement la main d'une personne âgée assise dans un fauteuil

La Journée nationale des aidants avait lieu le 6 octobre. Elle est passée presque inaperçue, ce qui, pour une journée consacrée à des gens dont le travail est invisible, ne manque pas d’ironie.

Une personne sur cinq, et la moitié l’ignore

Le chiffre vient des services de l’État : en France, une personne sur cinq est aidante, mais seule la moitié d’entre elles se considère comme telle (Journée nationale des aidants).

C’est tout le problème contenu dans une seule phrase. Accompagner un parent qui perd son autonomie, un conjoint malade, un enfant en situation de handicap, ce n’est pas un rôle qu’on choisit un matin. On s’y retrouve, progressivement, et on n’y met pas de nom. On fait ce qu’il y a à faire.

Or tant qu’on ne se reconnaît pas comme aidant, on ne cherche pas d’aide, on ne demande pas de répit, et on ne s’autorise pas à être fatigué.

Si j’écris sur ce sujet, ce n’est pas seulement à partir de ce que j’observe en consultation. Je suis moi-même aidante pour l’un de mes enfants. Ce que je décris ici, je le connais des deux côtés.

Les émotions qu’on ne s’autorise pas

Ce que j’entends le plus souvent, et ce que je connais aussi de l’intérieur, ce n’est pas la fatigue. C’est la culpabilité d’être fatiguée.

Il y a l’épuisement, bien sûr, que les pouvoirs publics reconnaissent explicitement. Mais il y a surtout tout ce qui ne se dit pas : l’agacement envers la personne qu’on aime et qu’on aide, la tristesse de voir quelqu’un changer, la colère devant l’injustice de la situation, et parfois le soulagement quand on souffle quelques heures, suivi aussitôt de la honte d’avoir ressenti ce soulagement.

Aucune de ces émotions n’est anormale. Toutes sont des réactions logiques à une situation qui dure. Le problème n’est pas de les ressentir, c’est de les garder enfermées parce qu’on estime ne pas avoir le droit de se plaindre, puisque « ce n’est pas moi le malade ».

Vous avez le droit d’avoir besoin d’aide

Les pouvoirs publics le formulent ainsi : aucun aidant ne doit rester seul face à ses difficultés. Des solutions concrètes existent, notamment les plateformes d’accompagnement et de répit, et l’ensemble des droits et aides est rassemblé sur le site officiel aidant.gouv.fr.

Commencez par là. Ce sont des dispositifs faits pour vous, et beaucoup d’aidants ignorent simplement qu’ils y ont droit.

Ce que je peux apporter

Mon travail ne remplace ni le répit, ni l’aide matérielle, ni le soutien social, qui sont souvent les premiers besoins. Il intervient sur un autre plan : la charge émotionnelle que vous portez sans la déposer nulle part.

La méthode EmRes© a ici un intérêt particulier. Elle part des sensations du corps, pas du récit. Quand on passe ses journées à expliquer la situation à des médecins, des administrations et des proches inquiets, ne pas avoir à raconter une fois de plus change beaucoup de choses. Et l’on peut travailler sur une émotion sans avoir à la justifier, ce qui compte quand on s’interdit déjà de la ressentir.

À Sallanches

Je reçois à mon cabinet de Sallanches ou en visioconférence, y compris sur des créneaux courts si votre temps est compté.

Pour en savoir plus, découvrez mon accompagnement ou ma page sur le stress et les crises d’angoisse.

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