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Comprendre la confusion en hypnose

Hypnose & EmRes · 6 mars 2026 · 3 min de lecture

Personne tenant une paire de lunettes à la main

Nouvelles lunettes : nouveau regard ?

Ton cerveau préfère une mauvaise habitude… à un changement.

J’ai changé de lunettes ! Avant elles étaient roses. Maintenant elles sont jaunes.

Résultat sur le moment ? Mon cerveau est complètement confus. Les couleurs semblent différentes. Comme si le monde avait changé, était devenu d’un coup plus lumineux !

Mais en réalité… le monde est le même. C’est juste ma perception qui se réorganise.

En hypnose, on dit toujours que « la confusion est la porte ouverte à la réorganisation des perceptions » !

Une technique documentée depuis Milton Erickson

Ce n’est pas une image en l’air. Milton Erickson, le psychiatre à l’origine de l’hypnose ericksonienne, a été l’un des premiers à identifier que des états aussi ordinaires que l’étonnement, l’absorption ou la confusion sont en réalité des formes de transe, et qu’on peut s’appuyer dessus plutôt que de chercher à les éviter (Milton H. Erickson, Wikipédia). C’est cette intuition qui est devenue, depuis, l’un des outils centraux de l’hypnose ericksonienne.

Avec nos émotions, c’est pareil. Parfois, il ne faut pas changer de vie. Juste… changer de lunettes !

Et si ce que tu prends pour « la réalité »… n’était qu’une façon de la regarder ?

Mon accompagnement, c’est changer de regard sur soi, sur sa vie, les autres, sur ses émotions. C’est ancrer de nouveaux schémas, pour un horizon plus clair.

Vous l’ignorez peut-être encore, mais vous êtes votre meilleur·e allié·e !

En hypnose ericksonienne, la confusion n’est pas un obstacle à éviter : c’est un outil à part entière. Lorsque le mental habituel, celui qui analyse, juge et cherche des solutions logiques, se retrouve momentanément désorienté, il laisse la place à l’inconscient pour proposer d’autres réponses, souvent plus créatives et mieux adaptées que celles auxquelles vous étiez habitué·e.

Ce que montre la neuroscience

Ce mécanisme n’est pas qu’une image poétique : une étude de référence en neuro-imagerie a montré que le simple fait de reformuler mentalement une situation change concrètement l’activité du cerveau, en atténuant la réaction de l’amygdale (la zone liée à la peur et aux émotions fortes) et en activant les régions du cortex préfrontal impliquées dans le contrôle et la prise de recul (Ochsner et al., MIT). Changer de regard sur une situation n’est donc pas qu’une formule : le cerveau se réorganise réellement.

C’est exactement ce qui se passe avec un changement de lunettes : les premiers instants sont troublants, presque inconfortables, avant que le cerveau n’intègre la nouveauté et n’en fasse une évidence. Nos schémas émotionnels fonctionnent de la même façon. Une peur ancienne, une habitude de pensée négative, une réaction disproportionnée face à une situation du quotidien : tout cela peut sembler figé, comme une évidence indiscutable, alors qu’il ne s’agit que d’une façon de regarder les choses parmi d’autres possibles.

Le rôle de l’accompagnement est justement de créer cet espace de confusion bienveillante, le temps d’une séance, pour permettre à de nouveaux schémas de s’installer durablement, sans forcer, sans lutter contre soi-même.

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