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Ces petites émotions qui s'accumulent

Stress & angoisse · 19 octobre 2026 · 3 min de lecture

Femme assise à son bureau, la tête appuyée sur sa main, l'air las, au milieu de papiers en désordre

« Il ne m’est pourtant rien arrivé de grave. » C’est une phrase que j’entends très souvent au cabinet, souvent dite sur un ton d’excuse, comme s’il fallait justifier d’être là. Beaucoup de personnes repoussent le moment de consulter parce qu’elles n’ont pas d’événement marquant à raconter. Elles cherchent une cause à la hauteur de ce qu’elles ressentent, ne la trouvent pas, et en concluent qu’elles exagèrent.

L’anxiété ne vient presque jamais d’une seule cause

C’est pourtant l’inverse que décrit la recherche. Selon l’Inserm, la vulnérabilité aux troubles anxieux résulte toujours de l’interaction de plusieurs facteurs, génétiques, environnementaux, psychologiques ou développementaux, dont le poids varie d’une personne à l’autre et, chez une même personne, selon les moments de la vie (Inserm).

L’Inserm précise d’ailleurs, à propos de l’anxiété généralisée, que l’inquiétude est souvent alimentée par des événements du quotidien : les responsabilités professionnelles, la santé d’un proche, et même des questions tout à fait mineures comme une réparation de voiture ou un rendez-vous à prendre. Rien de dramatique, donc. Juste la vie ordinaire, en continu.

Ce n’est pas l’intensité qui use, c’est la répétition

Face à une situation stressante, le corps réagit en trois temps :

Phase Ce qui se passe
L’alarme L’organisme se prépare à réagir, le rythme cardiaque et la vigilance montent
La résistance Il puise dans ses réserves pour tenir la situation qui dure
L’épuisement Ses capacités sont débordées, et des conséquences apparaissent

L’INRS le formule clairement :

Si le stress s’installe dans la durée, dans tous les cas notre capacité à réagir s’altère, notre organisme s’épuise et apparaissent diverses conséquences pathologiques.

Autrement dit, un organisme encaisse très bien un choc ponctuel (INRS). Ce qu’il encaisse mal, c’est de ne jamais redescendre. Prises séparément, ces micro-émotions sont insignifiantes :

  • la contrariété du matin ;
  • la remarque qui pique ;
  • le message resté sans réponse ;
  • la liste qui s’allonge.

Mises bout à bout, jour après jour, l’addition finit par se voir.

Pourquoi ces petites choses ne se digèrent pas

Une émotion a besoin d’être traversée pour se résoudre. Or les petites contrariétés ont justement cette particularité : elles ne semblent pas mériter qu’on s’y arrête. On les enjambe, on passe à la suite, on garde le cap. Elles ne disparaissent pas pour autant, elles se déposent. Et un jour, une broutille déclenche une réaction totalement disproportionnée, qui n’a plus rien à voir avec elle.

Travailler sans avoir d’histoire à raconter

C’est précisément là que la méthode EmRes© est intéressante. Elle ne part pas du récit, mais de ce que vous ressentez dans le corps à l’instant présent. Vous n’avez donc pas besoin d’identifier un événement fondateur, ni de raconter quoi que ce soit : le travail se fait à partir de la sensation, et celle-ci est là même quand l’histoire manque.

Si vous vous reconnaissez dans cette fatigue diffuse, sans cause unique et sans drame, sachez que c’est une raison parfaitement légitime de consulter. Je vous reçois à mon cabinet de Sallanches ou en visioconférence.

Vous pouvez en savoir plus sur mon accompagnement du stress et des crises d’angoisse, ou découvrir à qui s’adresse la méthode EmRes.

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